Texte Libre

« Lorsque le goût des jouissances matérielles se développe chez un de ces peuples plus rapidement que les lumières et que les habitudes de la liberté, il vient un moment où les hommes sont emportés et comme hors d’eux-mêmes, à la vue de ces biens nouveaux qu’ils sont prêts à saisir […] Si, à ce moment critique, un ambitieux habile vient à s’emparer du pouvoir, il trouve que la voie à toutes les usurpations est ouverte. Qu’il veille quelque temps à ce que tous les intérêts matériels prospèrent, on le tiendra aisément quitte du reste. Qu’il garantisse surtout le bon ordre. Les hommes qui ont la passion des jouissances matérielles découvrent d’ordinaire comment les agitations de la liberté troublent le bien-être, avant que d’apercevoir comme la liberté sert à se le procurer […] Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien ; mais je ne veux pas oublier cependant que c’est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie. Il ne s’ensuit pas assurément que les peuples doivent mépriser la paix publique ; mais il ne faut pas qu’elle leur suffise. Une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l’ordre est déjà esclave au fond du cœur » (Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, livre II).

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mardi 27 février 2007

Mythe

 

Emprunté tardivement au bas latin « mythos », fable, récit fabuleux, lui-même emprunté  au grec « muthos . Le mot a été utilisé en français, longtemps après l’adjectif mythique pour « fable, récit imaginaire de la mythologie ».

Un mythe signifie une histoire racontée, considérée comme non valide. Un mythe est une histoire qui n’est pas considérée comme vrai ou vraisemblable par celui qui l’écoute.

Ainsi, la mythologie communément acceptée se rapporte aux religions qu’on ne pratique pas ou plus. La mythologie grecque par exemple raconte la religion antique. On parle de mythologie religieuse, quand un non catholique parle des Saints. Maintenant, depuis peu on entend parler de mythologie politique, par exemple à propos du communisme.  Pour les communistes aujourd’hui, pourtant, il ne s’agit pas de mythe.

Communément, également  nous rangeons dans les mythes ce que nous considérons comme une connaissance, une méthode obsolète.

Nous parlons par exemple  de mythe, à propos des anciennes croyances qui affirmaient que la terre était plate. Cependant à l’époque, dire que la terre était ronde et tournait autour du soleil était l’affirmation d’un mythe pouvant conduire son auteur au bûcher. Il était évident, pour les hommes non munis d’instruments adéquats, d’envisager la terre comme plate. Le maçon aujourd’hui se muni d’un niveau pour contrôler que le sol ou il se dispose à couler une chape de ciment, est bien plat. Il est parfaitement évident qu’au niveau humain la terre est plate. C’est depuis peu, une trentaine d’année, que l’homme a put constater de visu la courbe de la terre. L’image d’une terre ronde est maintenant totalement validée, non mythique, par conséquent entrant dans le champ de la connaissance, par conséquent considérée comme vrai pour la plus part des gens, bien que l’immense majorité d’entre eux n’ai jamais pu le constater. L’histoire de la terre plate est définitivement posée sur le rayon des mythes.

Nous pouvons également parler de méthodes mythiques à propos des divers procédés utilisés pour prédire l’avenir. Par exemple l’astrologie est considérée comme une méthode mythique par ceux qui ne croient pas en son efficacité.

Une utopie peut être également mythique en tant que construction idéologique d’un devenir souhaité et recherché par certains. Un tel mythe peut se transformer en ordre moral et imposé à ceux qui n’y adhèrent pas.

Mythes et idéologies ont un caractère commun si on considère qu’elles sont des constructions dogmatiques d’une conception du monde qui nous sont étrangères, qui n’appartiennent pas à notre village.

 

Recherche

Blog : Croyances sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus